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29/09/2008

ROSSI, AGOSTINI, HEUREUSE ITALIE

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Qui 'Agostini ou de Rossi est le plus grand ? D'accord, ces comparaison anachroniques sont un peu idiotes mais qui, dites moi, qui ne les a jamais osées ?

 

Autant Rossi est extraverti, autant Giacomo Agostini était d'un calme olympien. Durant sa carrière, le pilote de Brescia a toujours été d'une discrétion exemplaire. Homme d'une seule marque, il n'a rejoint Yamaha qu'à la fin de sa carrière, il s'est longtemps identifié à MV Agusta. A l'époque, la marque italienne dominait outrageusement une concurrence essentiellement britannique (Norton, Seeley, Paton, Triumph) ou espagnole (Bultaco). Les japonaises débutaient seulement. MV régnait sans partage sur un paysage motocycliste renaissant certes mais sans commune mesure avec l'actuelle empoignade entre Yamaha, Honda et Ducati. Alors, les titres et les victoires de Giacomo, tous superbes qu'ils furent, n'ont pas la même intensité que les farouches batailles de maintenant. Les plus anciens gardent le souvenir d'extraordinaires démonstrations d'Ago rarement contestées. Seul Phil Read, sur MV Agusta d'ailleurs viendra au début des années 70 l'accompagner dans ses chevauchées royales. Et puis le dépasser puisque le grand Anglais fut titré en 1973 et 74. Cette-année-là d'ailleurs, Ago passa chez Yamaha. Il termina 4e du championnat du monde 500 derrière Read (MV), Bonera (MV) et Länsivuori (Yamaha) . On pensait le roi déchu mais en 1975, il offrit le titre à Yamaha devant... Phil Read.

Valentino Rossi lui s'est hier excusé du retard. Il l'a dit haut et fort sur son-shirt enfilé sitôt la ligne franchie.On oubliera la pesante mise en scène d'après course pour ne retenir que la joie du pilote Yamaha. Alors qui d'Ago ou de Rossi ?

La nostalgie a transformée Agostini en empereur romain. Elle l'a sans doute magnifié en oubliant le contexte de l'industrie et du sport motocycliste de l'époque. Rossi lui doit combattre des adversaires sans doute mieux équipés que ceux d'Ago. Au bon moment, il sut faire un choix osé en matière de pneumatiques. Il a, cette saison, démontré une étonnante maîtrise de la course devant un Casey Stoner au talent ébouriffant. L'évolution de la Yamaha a été superbement maîtrisée. Un peu gêné en début de saison par l'adaptation des Bridgestone, Rossi a su faire travailler les ingénieurs Yamaha dans le bon sens. Lorenzo n'a pas pu faire valoir son talent complètement, ses chutes à répétition n'étant sans doute pas étrangères à la formidable motivation de Rossi à ne rien lâcher.

Alors si Agostini fut immense, Rossi l'est sans sans doute juste un peu plus. Heureuse Italie.

05/09/2008

Audi se trompe

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Audi fait bien les choses. Les dossiers de presse de la marque d'Ingolstadt sont remarquablement faits. Jürgen Pippig et son service font un sacré boulot. Rien ou pas grand chose ne manque lorsqu'il s'agit d'aller chercher le détail qui fera d'un modeste papier un article sobrement et précisément documenté.

 

Pourtant, cette machine si bien réglée a tendance à nous prendre pour des naïfs. En nous faisant passer la difficile saison des R10 en ALMS pour un grand succès. On nous annonce un titre de l'autre côté de l'Atlantique. Il s'agit de celui des LMP1 ! Catégorie dans laquelle Audi se trouve confrontée à quelques Lola diversement motorisées et annonçant un paquet de saisons au compteur.

Les LMP2 elles, qu'elles soient Acura ou Porsche, en font voir de toutes les couleurs aux pilotes d'Ingolstadt qui souvent perdent les pédales.

On est loin en tout cas de la brillante prestation décrite dans les communiqués de presse.

 

Informer c'est bien, nous prendre pour des billes l'est un peu moins. 

04/09/2008

La F1 m'énerve

J'avais décidé de me calmer. Quelques commissaires politiques, ayant découvert sur le tard le sport automobile, m'en veulent de ne pas respecter le ''gentleman agrement'' qui sévit dans le milieu. En clair, je ne suis pas dans les clous des différents services de communication. Alors, comme disent les cyclistes, on m'a mis dans la bordure. On m'a refusé quelques accès dans des lieux de presse. En plus de vingt ans d'exercice professionnel, c'était la première fois que cela m'arrivait. Alors, je me suis fâché et j'ai décidé de moins me consacrer à l'exercice libre et indépendant. En gros, j'ai été contraint de faire de l'alimentaire. Et à déserter un peu mon clavier. Mais on ne se refait plus. Alors, après réflexion, j'en ai encore mal à la tête, j'ai décidé de ne plus me faire intoxiquer par quelque carriériste sans vergogne. Alors, ce blog va devenir un peu plus ''border line''. Et je reprends l'initiative.

"Les trajectoires les plus belles sont celles que ne prennent pas les mauvais pilotes" disait un de mes bons amis. 

Dans ce monde un peu bizarre, il est un personnage qui devient de plus en plus pathétique. Je ne parle même pas de Max Mosley, mon pote Gilles Gaignault lui a tiré quelques costards sur son site ''www;gentlemendrivers.com''. Je ne veux pas tirer sur une ambulance, même si son propriétaire est un scabreux personnage. Non, je veux parler bien évidemment de mon excellent ''ami'' intime Bernie Ecclestone. Le petit bonhomme a fait un sacré chemin depuis qu'il a racheté Brabham. Faisons taire le 1473076425.jpgbruit qui courrait dans les paddocks et ailleurs, Bernie n'était pour rien dans l'attaque du train postal puisque les coupables ont été pincés. Pour plagier Edgard Morin, il est de bon ton de rester sur l'origine de la rumeur. Bernie n'est pas en effet arrivé d'un seul coup dans l'automobile. Il y fut un très mauvais pilote, un manager malheureux. Il y est devenu milliardaire. En s'associant à Ron Tauranac pour 100000 £, il démontra son extraordinaire capacité à profiter des aubaines. Tauranac était un constructeur de châssis avisé mais aussi un homme d'affaires bien moins performant. A peine arrivé dans l'entreprise en 1972, Bernie en prenait le contrôle et mettait à la porte l'ex boss. Depuis, l'homme a fait son chemin. Sa façon de gérer la F1 en a fait l'un des spectacles télévisuels les plus suivis et le plus ennuyeux du monde. Désormais, impossible de reconnaître à l'écran les circuits, ils sont tous dessinés par le même homme, impossible de vibrer lors d'un dépassement, impossible de découvrir de nouvelles avancés technologiques puisque tout y est désormais figé.

Depuis belle lurette, je ne suis allé sur un circuit de F1. Seul Spa m'intéresserait mais j'ai peur de la cohue de ces afficionados qui ne savent rien de mon sport. ''Vu à la télé'' suffit à leur bonheur. Quand aux journalistes qui fréquentent le ghotta, j'ai bien peur que leur tête les empêche de passer les portes. Comme si la'' Bernimania'' était contagieuse.

Alors, lorsqu'un jeune passionné me demande où il faut aller pour profiter du spectacle, je lui parle du Mans évidemment, je lui parle de rallyes,  et même de rallycross. Surtout pas de F1. Cela ne m'intéresse plus. Je viens quand même de vous en parler depuis un paquet de lignes...  A chacun ses contradictions.

 

 
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