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23/09/2009

Où va Renault

Oui Flavio Briatore et Pat Symonds ont bien demandé à Nelson Piquet Junior de se mettre dans le mur. Désastre pour Renault, désastre pour son programme F1, Désastre pour le sport.


 

 

Où va Renault ?  

Carlos Ghosn a donc su trancher dans le vif. On en attendait pas moins de la part d'un dirigeant responsable. (lire notre précédent article en date du 11/09). En renvoyant Briatore a sa chère jet set, le PDG de Renault sauve la mise. Le message est haut et fort : « Nous ne sommes pas responsable des agissements de notre ancien collaborateur. »

Mais le mal est fait. L'image du premier constructeur français est désormais sérieusement entachée. L'inconscient collectif retiendra qu'un constructeur a fait réaliser un crash test grandeur nature pour l'un de ses pilotes.

Les années passées et les dérives observées nous avaient, assez vite, fait prendre très au sérieux les aveux du jeunes Piquet. Sans illusion aucune sur les pratiques quelquefois surprenantes en Formule 1, les véritables journalistes sportifs délaissent depuis pas mal de temps maintenant les salles de presse du grand cirque ecclestonien. Subsistent pas mal d'aventuriers plumitifs persuadés qu'il n'existe en sport automobile que ces grandes mascarades télévisuelles.

Immanquablement, les grandes messes à venir ne seront pas sans les obliger à évoquer les pratiques maffieuses de Briatore et ses complices. Alors qu'il y a tout juste un mois, ces zélés laudateurs n'en finissaient pas d'y aller du « Flavio par ci, Flavio par là. ».

Pas de dénonciation de ses agissements multiformes. Patron de team, agent de pilote, il pouvait, à sa guise faire et défaire des carrières. A condition de lui reverser sa part. Alonso a accepté le marché, Montagny et Bourdais on payé cher, eux, leur désir de ne pas s'inscrire, dans le système scabreux.

 

Un Losange déformé

 

Le Losange raillé, le Losange sans doute insulté, l'image de marque de Renault en F1 sera considérablement racornie. Alors quelle sont les options possibles pour l'un des plus constructeurs mondiaux ?

La première des urgences est de gérer la crise. En licenciant sur le champ, Briatore et Symonds, les deux responsables du grabuge, les patrons de Renault tranchent dans le vif. Ils n'avaient pas le choix. Le message est clair : « Nous n'étions pas au courant. Nous ne pouvons être considérés comme responsables. »

Au passage, il est quand même étonnant que la gestion sportive de l'activité sportive principale d'un grand groupe comme Renault SA ait été confiée à un aventurier, ancien moniteur de ski, boursicoteur, coureur de jupons et très discret sur ses frasques passées.

Ensuite, Renault devra gérer au mieux la fin de saison en faisant profil bas. En s'appuyant enfin sur les bonnes performances des Red Bull.

Pour 2010 et la suite, il faudra sans doute revoir complètement la politique sportive. Les millions d'Euros de la F1 trouveront sans doute preneurs dans des programmes un peu moins médiatiques sans doute mais sûrement plus fiables quand au retour d'image.

Plusieurs directions sont possibles désormais. Il y a de la révolution dans l'air chez Renault Sport. Tant pis pour la F1. Tant mieux pour tout le sport automobile.

 

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