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27/09/2009

L'Endurance américaine coule sous les trombes d'eau

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Un tête à queue de McNish sous safety car et une belle stratégie de la gestions des véhicules de sécurité ont permis à Peugeot d'empocher la mise au Petit Le Mans. La course devait durer dix heures, elle fut interrompue au drapeau rouge au bout de 4h45. Un gros orage s'est abattu sur la Georgie et si la neutralisation de la course était logique, son arrêt peut surprendre.

En Europe, depuis quelques années, Daniel Poissenot, le directeur de course des 24 Heures et des courses de LMS a pour principe de faire sortir le safety car lorsque les conditions de courses deviennent aléatoires. À juste raison, il installe la course dans une période de neutralisation. On a connu telle situation il y a deux années au Mans. À Road Atlanta samedi, la configuration du circuit a contraint les patrons de la course à la faire cesser. Des rigoles d'eau ruinaient littéralement le circuit, installé dans une cuvette. Pas d'écoulement, un revêtement incapable de digérer les averses, la tradition US était respectée : on ne court pas sous la pluie.

Pas un seul circuit américain n'est en effet capable de permettre aux pilotes de s'en tirer à bon compte lorsque surviennent les intempéries. Héritier du sport auto US des années soixante, les tracés sont devenus caduques. À Road Atlanta, les murs de ciment sont quelquefois protégés par des empilements assez improbables de pneumatiques. Grosso modo, c'est ce que l'on avait en Europe il y a une trentaine d'années. Passons sur les stands, inexistants, contraignant les concurrents à aller ''mécaniquer'' dans les paddocks, passons sur une gestion assez approximative des véhicules de sécurité que l'on retrouve sur le circuit pour aller ramasser une pièce, passons sur la signalisation d'un autre âge, passons aussi sur le faible nombre de commissaires, toutes ces lacunes grèvent immanquablement notre rêve américain.

L'Europe possèdent sans doute les plus intéressantes infrastructures automobiles. Le Nouveau Continent , lui, a accumulé un retard conséquent.

La faute sans doute à une organisation très ''ultra libérale'' de la discipline aux States. Quelques promoteurs privés se partagent les séries et les circuits et pas une collectivité locale ne vient supporter les nécessaires modernisations. Seules les ovales (en encore) bénéficient des attentions de leurs gestionnaires et en ce qui concerne les circuits routiers, la situation est préoccupante. Road Atlanta, propriété de Don Panoz, n'a pas bougé depuis plus de dix ans. Les hotels sont modernes et luxueux, le golf aussi. C'est un choix de gestion. Laguna Seca n'est pas on plus un chef d'oeuvre de modernité, Sebring serait caduque en Europe et la multitude de petits circuits disséminés aux quatre coins des États tirent leurs ficelles par les deux bouts. Le ciment y remplace souvent le macadam, les rails sont installés à la va-comme-je-te-pousse et la sécurité y est plus qu'aléatoire. L'ALMS fait illusion mais ses théâtres sont indignes du prestige internationale d'une telle série

Dimanche, en Georgie, Peugeot a gagné. L'histoire ne retiendra sans doute que cela. Il y a fort à parier pourtant que le Lion hésitera encore plus à aller courir en ALMS.

 

 

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