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26/02/2011

Le Chevrolet Orlando : L'autre façon d'être un monospace

Les responsables de Chevrolet en France veulent absolument le faire savoir : la marque US au nom si français est bien badgée du sigle de l'hyper puissance. En témoigne l'énorme logo Chevy sur la calandre de l'Orlando. C'est en Normandie que fut présenté le dernier né de la gamme. Fabriqué au pays du Matin Calme, l'Orlando se veut pourtant résolument yankee.


 

orlando-2011-gallery-exterior-11.jpg

 

Inutile de faire référence à Daewoo, les dirigeants français de Chevrolet veulent absolument faire oublier la genèse coréenne des actuelles produits Chevrolet. Le plan de com, c'est d'insister sur l'origine US des produits vendus en Europe en faisant référence à l'appartenance du constructeur à GM. Ils insistent bien évidemment sur l'aventure de Louis Chevrolet, petit mécanicien romand émigré à Beaune, remarqué dans son petit atelier par un riche Américain qui l'emmena aux USA. Après avoir crée mais revendu au bout de deux ans son affaire, le Suisse ne connut pas la gloire comme constructeur mais comme pilote puisqu'il fut l'une des vedette d'Indianapolis. Le plus cocasse de l'aventure de Louis fut qu'il retourna travailler dans l'usine qu'il avait crée comme simple... mécanicien ! Aux USA, Chevy, c'est la marque populaire qui place l'argument prix au premier rang ''offer more than just price'' (offrez plus que le juste prix). Tel est la devise de la marque et visiblement, le message est repris par les boss européens puisque désormais, c'est aussi l'argument sonnant et trébuchant qui semble gouverner aux politiques de la marque sur le vieux continent.

 

Se démarquer des modèles européens

 

L'Orlando est la réponse de GM aux efficaces propositions des constructeurs français et européens. Renault et le Scenic, Peugeot et le 5008, Citroën et le Picasso, tiennent le haut du pavé non seulement en France mais aussi dans une bonne partie de la CEE. Alors il faut sortir des sentiers battus pour tenter de se faire une place sur ce marché très ''frenchy''. Pour se faire remarquer, l'Orlando a choisi de gonfler les ''biscotos''. Les passages de roue sont volontairement bodybuildés, la longueur est très proche de celle des segments supérieurs (Espace, S Max).Les blocs optiques ne se singularisent pas par la légèreté et l'aérien. Tout l'ensemble fait costaud, taillé à la ''brutale''. A l'américaine quoi ! Pour le style extérieur, les avis sont partagés. En tout cas cela fait costaud à défaut d'être très élégant mais ce n'est sans doute pas l'argument essentiel qui à présidé à la conception d'un tel véhicule. C'est dans l'espace proposé qu'il faut tourner son regard et l'intérieur du monospace coréo-yankee a de qui susciter l'intérêt. Les sept places le désignent comme une outil apte à satisfaire les familles nombreuses. Même si les deux sièges de la troisième rangée peuvent se replier dans le coffre, déployés, ils sont trop justes pour des adultes. Ils suffisent néanmoins à faire le bonheur de deux'' kids'' pré adolescents. Avec une telle configuration, oubliez le coffre réduit alors à sa plus simple expression. Les trois rangées de sièges sont alors en gradin, une belle occasion de retisser les liens lors des voyage en tribu. L'Orlando est pratique et on se sent bien dans cet habitacle somme toute assez bien agencé. La finition n'atteint surtout pas les critères d'exigences actuels des allemandes ou des française (si si, la progression est spectaculaire chez Peugeot et Citroën, satisfaisante désormais chez Renault), mais le tout est satisfaisant. Quatre niveaux de finition, pas ou peu d'option, des prix raisonnés et raisonnables, de quoi séduire ceux qui aiment rouler autrement tout en bénéficiant d'une prestation de bon aloi.

 

Costaud, pas pataud

 

Orlando B. jpeg.jpgL'installation aux commandes de l'Orlando permet d'apprécier le gabarit de ce véhicule qui est loin d'être aussi imposant que son allure le laisse supposer. La direction est bien assistée (normal, il y a quand même des gènes US dans cette bestiole) et le tout se faufile assez aisément dans les flots urbains même parisiens. La position de conduite est confortable, loin en tout cas des mauvaises surprises des premiers Scenic par exemple. On regrettera l'absence de régulateur de vitesse sur la version 130 chevaux et il faut une bonne dose de patience pour manipuler celui-ci sur le 160 cv. Il n'y a pas une énorme différence entre les deux motorisations et tant qu'à faire, le choix de la boîte auto semble être une très bonne idée. Ne prenant pas trop de roulis, le comportement de l'Orlando est très proche des critères européens. C'est bien fait, sérieusement pensé et bien fini.

Pour le filtrage acoustique, il faut attendre que tout soit en température mais une fois que tout est chaud du côté du compartiment moteur, la mécanique sait se faire oublier, même à bonne allure sur l'autoroute. Là où il est attendu, sur des petites routes de campagne, l'Orlando est à l'aise, peu de roulis, peu de tangage, l'impression générale est bonne, loin en tout cas des ancêtres de la marque. Les consommations semblent raisonnables en ces temps d'avant-crise pétrolière, c'est un argument à prendre en compte lors de la signature du chèque.

 

Lequel sera sans commune mesure avec les concurrents puisque l'une des motivations d'achat de ce monospace sera évidemment le prix. Les dirigeants de Chevrolet ont bien entendu les messages du low coast : en automobile maintenant, c'est le prix qui fait le marché. Et à ce titre, l'Orlando est une bonne affaire.

 

Orlando E. jpeg.jpg

Les plus

Le rapport qualité/prestations/prix

Le confort

Le traitement intérieur original

Les sept places

 

Les moins

La grosseur du logo Chevrolet sur l'avant

L'absence de régulateur de vitesse sur le 130cv

 

 

 

 

Les prix

 

Quatre finitions, trois motorisations

De 20 200 à 27 500 €

 

 

 

Le Chevrolet Orlando en chiffres

 

Moteur :

Cylindres : 4

Puissance : 141 cv pour le 1.8 essence, 130 et 160 cv pour les deux litres diesel

Couple : 176 N/m pour l'essence, de 315 à 360 N/m pour les diesel

Boîte de vitesse : 5 rapports pour l'essence, 6 pour les diesel ou boîte auto

Longueur 4m 654

Largeur : 1m 875 (rétros rabattus)

Hauteur : 1m 633

 

Poids en ordre de marche : de 1528 kg (essence) à 1659 kg

 

Performances : de 180 à 195 km/h selon motorisation

Consommations : 8 litres pour l'essence, 6,5 à 7 l/100km pour les diesel

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