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15/01/2013

Pescarolo ne veut rien lâcher. Comme d'habitude.

J'ai ressorti des archives de Ouest France un papier écrit le samedi soir lors de l'édition 2007. C'est pour moi, un hommage que je veux rendre à mon ami Henri Pescarolo et tout ce qu'il a fait pour le sport automobile en général et les 24 Heures en particulier. 

Et merci à Pierrick Chazeaud pour son dessin plein de lucidité sur les capacités de notre vieux lion à rebondir

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Pescarolo reste dans l'allure

LMP1. Pescarolo joue admirablement sa partie. Lorsque la nuit était sérieusement établie sur Le Mans, il était aux basques des deux Audi juste devant une Peugeot.

Il s'est joué en début de course une partie bien bizarre. Alors que l'on s'imaginait que les Audi et les Peugeot partaient pour un long mano à mano avec un avantage aux allemandes, les longues neutralisations ramenaient la voiture de Collard dans le peloton de tête. Si bien qu'après deux heures trente de course, il était dans le sillage de Kristensen. Mais était-ce vraiment une course puisque la plus grande partie du début de cette 75e édition s'était déroulé sous safety car. Lorsque la direction de course décida de relâcher la bride, Audi repartit à l'assaut, imitée évidemment par Peugeot. La Pescarolo N°16 reprit sa pace derrière les machines à mazout. Sauf que l'escadre allemande avait abandonné une voiture au Tertre Rouge. Un peu avant dix huit heures, Manu s'offrit même un petit plaisir en passant la 908 pilotée par Marc Géné qui était alors en pluie alors que la piste était presque asséchée. La stratégie d'Henri semblait la bonne. Dans cette drôle de course, l'expérience du patron et de son staff était un atout évident. Un peu après dix huit heures, Boullion qui avait pris le relais de Collard pointait à la troisième place, dans le même tour que les leaders. Henri ne pérorait pas évidemment, il sait trop le réel handicap de ses voitures mais il était bien moins «énervé» qu'à l'accoutumé. Il était évidemment satisfait de la tournure prise par les évènements. «Dans des conditions un peu difficiles il faut le dire, on a fait des choix assez justes. Notre position sur le sec était logique. On va essayer de continuer à ne pas trop se tromper car ça va être comme ça pendant toute la course.» L'entrée dans la nuit fut complètement sèche. . Alors ce n'était pas le meilleur moment pour les deux voitures du Technoparc. Pourtant, à vingt heures, elles pointaient en 4e et 5e position. Comme celle de Martin Short n'allait pas mal non plus, on retrouvait trois Pesca calées derrières les voitures diesel. Malheureusement, une fuite d'huile malencontreuse allait retarder la voiture de Tinseau-Tréluyer-Primat qui perdirent sept tours dans l'affaire. Quelques petits soucis pour la seconde Audi, un accrochage avec une Corvette, démontrait que les coups du sort n'épargnaient personne. Alors, Henri pouvait légitimement songer à un rêve un peu fou : toucher au moins une marche du podium.

Jean-Michel LEROY.

Ouest-France  

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