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10/11/2009

La Formule 1, luxe et désertification

 

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Toyota, Honda, BMW, Bridgestone et bientôt Renault sans doute, la F1 voit ses grands argentiers s'échapper vers d'autres climats moins budgétivores. Bernie Ecclestone multiplie les visites diverses pour trouver d'autres appuis et d'autres alliances. Décidément, rien ne va plus dans ce monde fou fou fou de la F1 du troisième millénaire.

 

Certains ''communicants'' se sont fait des gorges chaudes du luxe étalé à Abu Dhabi. Infrastructures pharaoniques, marinas au pied du paddock, héliports aux quatre coins du circuit, et même luxe suprême salle de presse digne d'un Carlton ou d'un Negresco pour laudateurs du système.

Sans voir évidemment que, comme un symbole, ce circuit né de la rencontre des pétrodollars et des fantasme d'un vieil homme fatigué n'est que l'aboutissement d'une longue dérive à laquelle s'adonnent les responsables de la série depuis une trentaine d'année.

Un moment partenaires, puis otages, les constructeurs ont longtemps cautionné ce miroir aux alouettes. Il est vrai que la diffusion télévisuelle planétaire, la success story savamment élaborée et reprise en boucle par des zélateurs dévoués et formatés avait de quoi séduire le plus pointilleux des directeurs de la communication des grandes firmes engagées. L'apparente hyper technologie mise en oeuvre avait aussi de quoi séduire un monde avide de nouveautés et de progrès technologique.

C'était sans compter sur l'avidité de quelques petits bonshommes plus attachés à la hauteur de leur compte aux Iles Caïmans qu'à l'éthique sportive.

La Formule 1 des années à venir a du plomb dans l'aile. À force de s'exiler dans les déserts nimbés de pétroles, elle s'est isolée de son support populaire : les publics passionnés et heureux de participer une ou deux fois dans l'année à une immense fête de la pratique du pilotage à haute vitesse.

 

Des monuments qu'on assassine

 

Spa est dans les pires difficultés. Sous les efforts conjoints d'écolos un peu idiots mais surtout très petits-bourgeois, avides de leurs petits confort auditif et de dirigeants omnipotents, ce monument est aujourd'hui menacé. Francorchamps, c'est le plus beau circuit du monde, je peux l'affirmer haut et fort étant... manceau. Une F1 à l'Eau Rouge, aux Combes ou à Blanchimont, c'est le nec plus ultra des sports mécanique. Même si les protos de la Le Mans Serie ne sont pas mal non plus.

Silverstone se bat pour garder son label F1. La France n'a même plus de GP, la faute à une absence de suites princières au pied des salons VIP du circuit. La vieille Europe, peu à peu se voit retirer ses manches du championnat mondial. Parce que Bernie a trouvé de nouveaux amis.

Alors, après les Japonais, ce sont les constructeurs européens qui font la fine bouche. BMW a vite compris que des courses de ''caisses à portes'' étaient bien plus intéressantes pour son image de marque. Renault commence à faire ses comptes, les vrais cette fois. Il manque encore plus de vingt millions d'euros pour boucler 2010. Tout doucement, malgré des circuits en or massif, le plateau se rabougrit. On donne pas cher de l'avenir de USF1, de Campos ou même de Lotus, les artisans pressentis pour remplacer les constructeurs partants.

Michelin ne se précipite surtout pas pour revenir dans le grand cirque après la désertion de Bridgestone. Pirelli a émis une fin de non recevoir. On roulera peut-être en Khumo les prochaines années.

 

Alors, après avoir mis à mal un patrimoine extraordinaire, après avoir installé la F1 dans des paradis pétroliers, après avoir outrageusement exploité une fantastique mine de passion, Bernie et les siens s'en iront. Non sans laisser un paysage automobile et sportif sérieusement 'désertique''.

 

 

 

 

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23/09/2009

Où va Renault

Oui Flavio Briatore et Pat Symonds ont bien demandé à Nelson Piquet Junior de se mettre dans le mur. Désastre pour Renault, désastre pour son programme F1, Désastre pour le sport.

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04/09/2008

La F1 m'énerve

J'avais décidé de me calmer. Quelques commissaires politiques, ayant découvert sur le tard le sport automobile, m'en veulent de ne pas respecter le ''gentleman agrement'' qui sévit dans le milieu. En clair, je ne suis pas dans les clous des différents services de communication. Alors, comme disent les cyclistes, on m'a mis dans la bordure. On m'a refusé quelques accès dans des lieux de presse. En plus de vingt ans d'exercice professionnel, c'était la première fois que cela m'arrivait. Alors, je me suis fâché et j'ai décidé de moins me consacrer à l'exercice libre et indépendant. En gros, j'ai été contraint de faire de l'alimentaire. Et à déserter un peu mon clavier. Mais on ne se refait plus. Alors, après réflexion, j'en ai encore mal à la tête, j'ai décidé de ne plus me faire intoxiquer par quelque carriériste sans vergogne. Alors, ce blog va devenir un peu plus ''border line''. Et je reprends l'initiative.

"Les trajectoires les plus belles sont celles que ne prennent pas les mauvais pilotes" disait un de mes bons amis. 

Dans ce monde un peu bizarre, il est un personnage qui devient de plus en plus pathétique. Je ne parle même pas de Max Mosley, mon pote Gilles Gaignault lui a tiré quelques costards sur son site ''www;gentlemendrivers.com''. Je ne veux pas tirer sur une ambulance, même si son propriétaire est un scabreux personnage. Non, je veux parler bien évidemment de mon excellent ''ami'' intime Bernie Ecclestone. Le petit bonhomme a fait un sacré chemin depuis qu'il a racheté Brabham. Faisons taire le 1473076425.jpgbruit qui courrait dans les paddocks et ailleurs, Bernie n'était pour rien dans l'attaque du train postal puisque les coupables ont été pincés. Pour plagier Edgard Morin, il est de bon ton de rester sur l'origine de la rumeur. Bernie n'est pas en effet arrivé d'un seul coup dans l'automobile. Il y fut un très mauvais pilote, un manager malheureux. Il y est devenu milliardaire. En s'associant à Ron Tauranac pour 100000 £, il démontra son extraordinaire capacité à profiter des aubaines. Tauranac était un constructeur de châssis avisé mais aussi un homme d'affaires bien moins performant. A peine arrivé dans l'entreprise en 1972, Bernie en prenait le contrôle et mettait à la porte l'ex boss. Depuis, l'homme a fait son chemin. Sa façon de gérer la F1 en a fait l'un des spectacles télévisuels les plus suivis et le plus ennuyeux du monde. Désormais, impossible de reconnaître à l'écran les circuits, ils sont tous dessinés par le même homme, impossible de vibrer lors d'un dépassement, impossible de découvrir de nouvelles avancés technologiques puisque tout y est désormais figé.

Depuis belle lurette, je ne suis allé sur un circuit de F1. Seul Spa m'intéresserait mais j'ai peur de la cohue de ces afficionados qui ne savent rien de mon sport. ''Vu à la télé'' suffit à leur bonheur. Quand aux journalistes qui fréquentent le ghotta, j'ai bien peur que leur tête les empêche de passer les portes. Comme si la'' Bernimania'' était contagieuse.

Alors, lorsqu'un jeune passionné me demande où il faut aller pour profiter du spectacle, je lui parle du Mans évidemment, je lui parle de rallyes,  et même de rallycross. Surtout pas de F1. Cela ne m'intéresse plus. Je viens quand même de vous en parler depuis un paquet de lignes...  A chacun ses contradictions.

 

06/04/2008

Massa, Raikkonen, Kubica, tiercé gagnant à Barhein

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Kubica, mal parti n'a rien pu faire contre des Ferrari très en forme au Moyen Orient. Felipe Massa n'a pas vraiment été inquiété puisque il ne perdit la tête que l'espace des ravitaillements. Impeccable de bout en bout, le petit Bréslien efface ainsi son début de saison difficile. Bourdais n'a pu faire mieux que 15e, la véritable place de la Toro Rosso.

Pendant ce temps-là, Max Mosley s'accroche à son poste comme une bernique sur un rocher.

 

Le classement

1.  Massa         Ferrari                1h31:06.970
2.  Raikkonen     Ferrari                 +     3.339
3.  Kubica        BMW Sauber             +     4.998
4.  Heidfeld      BMW Sauber              +     8.409
5.  Kovalainen    McLaren-Mercedes        +    26.789
6.  Trulli        Toyota                 +    41.314
7.  Webber        Red Bull-Renault       +    45.473
8.  Rosberg       Williams-Toyota        +    55.889
9.  Glock         Toyota                 +  1:09.500
10.  Alonso        Renault                +  1:17.181
11.  Barrichello   Honda                  +  1:17.862
12.  Fisichella    Force India-Ferrari     +     1 tour
13.  Hamilton      McLaren-Mercedes        +     1 tour
14.  Nakajima      Williams-Toyota       (B)  +     1 tour
15.  Bourdais      Toro Rosso-Ferrari    (B)  +     1 tour
16.  Davidson      Super Aguri-Honda     (B)  +     1 lap
17.  Sato          Super Aguri-Honda     (B)  +     1 lap
18.  Coulthard     Red Bull-Renault      (B)  +     1 lap
19.  Sutil         Force India-Ferrari   (B)  +    2 laps

 

 

Championnat Pilotes               Championnat constructeurs

1.  Raikkonen     19         1.  BMW Sauber             30
2.  Heidfeld      16           2.  Ferrari                29
3.  Hamilton      14          3.  McLaren-Mercedes       28
4.  Kovalainen    14         4.  Williams-Toyota        10
5.  Kubica        14           5.  Toyota                  8
6.  Massa         10          6.  Renault                 6
7.  Trulli         8              7.  Red Bull-Renault        4
8.  Rosberg        7          8.  Toro Rosso-Ferrari      2
9.  Alonso         6      
10.  Webber         4      
11.  Nakajima       3      
12.  Bourdais       2       
      

Robert Kubica, plus sympa, c'est pas possible

Vraiment, il nous a  fait plaisir le grand Robert. Avec sa tronche de sidérurgiste polonais, avec aussi son coeur et son talent. Une véritable bouffée d'oxygène dans le paysage assez vicié en ce moment de la Formula 1 circus. Robert aurait dû être normalement pilote Renault ! Après sa victoire en World Series, il a même eu le droit d'essayer la voiture. Il fut, rapide, efficace et sûr. Mais Flavio n'a pas voulu. Pas assez  "people" sans doute. Il faut dire que la vie de Kubica, c'est l'extrême opposée de celle des fils de... Le père de Robert, était ouvrier imprimeur. ll a ouvert une toute petite boîte lorsque la Pologne se rangea dans le giron libéral. Entre deux nuits de boulot, papa Kubica emmenait le fiston faire du karting là où il y avait un circuit. Pas en Pologne mais en Autriche, en République Tchèque ou en Allemagne. Et puis très tôt Robert partit vers l'eldorado de l'Ouest. L'Italie, l'Angleterre et puis le Pays Basque chez Epsilon qui lui offrit un volant pour une saison. "Ce gars je le voulais. Il y avait d'autres prétendants mais au final, j'ai eu gain de cause et le gouvernement basque lui octroya un budget" se souvient Michel Lecomte qui a su sentir le talent chez ce grand échalas un peu timide. Le Manceau avait, l'année d'avant remis en piste, un cetain Franck Montagny.  

Robet en pole, c'est le retour de la justice. BMW a su garder son drôle d'oiseau. Manquerait plus qu'il gagne. Ca viendra. Forcément.

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