Avertir le modérateur

11/01/2009

2009, l'année de tous les dangers

00_WinterTest_Peugeot908.jpgHonda jette l'éponge, Toyota s'interroge, Renault continue en 2009 mais hésite pour 2010, resteront seuls en piste les Allemands et les Italiens. BMW et Mercedes pour les constructeurs germaniques et Ferrari travaillent sur leur créneaux : la voiture à forte plus value. Pour les autres, les généralistes, la F1 devient peu à peu injouable. 
Subaru et Suzuki quittent le WRC. Rien de surprenant du côté de Suz, plus étonnant du côté de Subaru qui est là dans son coeur de cible. Citroën et Ford seront bien seuls.
Kawasaki stoppe son activité en MotoGP, Suzuki arrête le championnat du monde d'endurance, là encore, la crise sert de prétexte à une décision plus portée par le manque de performance des outils utilisés ou pire encore l'absence de retombées des championnats mondiaux en cause. L'endurance moto, superbe discipline ne vit médiatiquement que par les 24 Heures du Mans ou le Bol d'or.
Audi ne viendra qu'à Sebring et au Mans, Peugeot se cantonne à l'Europe, les série Le Mans étaient dans l'air du temps, la crise met du plomb dans l'aile à une formule pourtant spectaculaire et disputée. Peu de retombées presse là encore, manque de visibilité, les décideurs d'Ingolstadt ont sacrifié la LMS au profit des 24 Heures qui restent leur objectif annuel.

La crise a bon dos. Elle agit comme un révélateur. Elle masque en tout cas une situation critique qui n'est pas récente en sports mécaniques. C'est une constante, une loi qui malheureusement s'applique depuis des lustres à ces sports. Dès lors que les usines arrivent dans une formule, celle-ci devient très médiatique, (normal, les budgets pub suivent) une marque se met à dominer, les autres peu à peu quitte la série. A vaincre sans péril... Alors, lorsque la dernière usine quitte le navire, les rares privés qui restent prennent les miettes mais tout est à refaire, à reconstruire à repenser.

La balle est donc dans le camps des dirigeants. Un président dévalorisé, des structures décridibilisées, la FIA ne pèse plus grand chose en ce moment. Chacun tire à hue et à dia sans aucune vision globale. C'est le règne de la défense des intérêts de boutique alors qu'il n'y a plus grand monde dans la rue commerciale. Mosley veut sauver sa peau en présentant des formules toutes plus ubuesques les unes que les autres, il veut refaire le Champcar au niveau mondial, les managers des constructeurs tentent de sauver leur peau aux yeux de leurs dirigeants. Rien ne va plus très droit dans le monde de la compétition mécanisée.

Les aficionados attendent, redoutent, espèrent.  C'est beau la passion.

03/06/2008

Mosley droit dans ses bottes

1196804951.jpg
Il n'y avait que les naïfs qui croyaient que le système Mosley s'effondrerait à la suite du scandale déclenché par les frasques pitoyables du président de la FIA.
Le système mis en place par Ecclestone fonctionne à merveille. C'est le règne de la compromission, de l'achat d'influence et de la dictature du pot de vin. C'est le même qu'au Comité International Olympique dont on reconnait la grande compétence. Les JO ''Coca Cola'' à Atlanta ou en Chine étaient des décisions complètement influencées par les petits cadeaux (ou les gros) faits entre amis.

Même chose à la FIA. Un pays, une voix. Alors pendant deux mois, inlassablement, sur les frais de la... FIA, Max a couru le monde à la recherche de soutiens souvent très exotiques. (Ah, la Fédération de Papouasie à égalité de voix avec celle des USA, on ne s'en lasse pas).

Bon maintenant que tout le monde, même Ecclestone a sorti son drapeau (celui de Max n'est pas connu mais j'ai bien peur qu'il y ait dessus une sinistre croix), ça va être croquignolet à la FIA. Bonjour l'ambiance.

Les Américians sont prêts à faire sécession, en grands spécialistes du genre, et bon nombre de grands pays pourraient les suivre

(lire :http://www.gentlemendrivers-mag.com/v3/index.php?option=c...)

Il y aura donc la FIA Canal historique pro Mosley et  la FIA recomposée nouvelle vague, bonjour le grand m...

En ces temps d'explosion du prix des carburants, le sport automobile avait bien besoin de ça.
Et si on s'en occupait un peu plus des Fédérations, nous les licenciés de base ? Et si on demandait plus de contrôles, plus de démocratie, plus de transparence ? Je m'égare ? C'est politique. Ah, zut, je n'avais pas remarqué une certaine similitude.

 

                                                                     

                                            Jean-Michel Leroy 

 

10/04/2008

Risque de scission à la FIA

8761aeb806550249f3998c299ceece81.jpg

Max Mosley et son vieux complice Bernie Ecclestone pourraient bien, le 3 juin perdre leur gagne-pain. C'est ce jour-là que se réuniront les deux cents membres de la FIA en assemblée générale extraordinaire. Le couple "maudit" et sulfureux qui dirige le sport automobile depuis des lustres maintenant pourrait bien se voir désavoué. Si seul Max Mosley est sur la sellette, Bernie l'Argentier a de fortes chances lui aussi de voir contester son pouvoir. Ceci-dit, méfiance car les deux hommes sont de roublards politiques. Ils ont su, en délocalisant la F1 s'accorder les faveurs de bon nombre de féférations qui leur doivent Grand Prix de F1 ou épreuves internationales actuels ou à venir.

Mosley se défend sur la forme : "Je suis victime d'une scandaleuse atteinte à la vie privée" et compte-tenu des moeurs de la FIA, il se peut fort que le bonhomme reste en place. Il s'est acquis tout au long de ses mandats de solides soutiens à grands renforts de réceptions luxueuses et pas forcément toujours vertueuses.

 Si cela était, nul doute que certaines Fédérations n'hésiteraient pas à entrer en dissidence et à former une "FIA bis". Les Américains semblant les plus enclins à mener la rebellion.

 A ce jour, aucune réaction de la FFSA.

25/03/2008

Les Forums, c'est bien, la réalité c'est mieux

 63f35907ab583b47d51b52b4c469349d.jpg

En me baladant sur quelques sites, je suis entré évidemment sur des lieux de discussion. On y sent partout de la passion pour les sports mécaniques, l'auto ou la moto. Pourtant, après cette balade virtuelle m'est venu un grand regret. Tous ces amoureux forment une extraordinaire  communauté mais ils ne se rencontrent presque jamais dans le réel. A l'image d'un monde vrai qui s'étiole en individualisme inhumain, toute cette passion n'a plus de champ réel pour exprimer une passion collective. Ma génération, pas encore la retraite mais ça viendra (ça c'est pour l'autre ado qui insulte Moteursnews sur un forum) fut celle des grandes ferveurs collectives. Lorsque Le Mans faisait 300 000 spectateurs, lorsque la moindre course de côte rameutait le banc et l'arrière banc des passionnés régionaux, lorsque le passage d'une Triumph TR4 attroupait des mômes pas encore gavés de Playstation.

Je sais qu'il ne fait pas bon être nostalgique mais ces moments ensemble restent comme des balises d'une vie vouée à la passion de l'auto. D'ailleurs, je ne suis sans doute pas le seul à voir le véritable engouement que suscitent les grands rendez-vous de l'histoire automobile. Le prochain à ne pas manquer sera sans nul doute Le Mans Classic. Avec pas moins de 320 engagés qui en découdront, « en vrai » sur le grand circuit, la fête sera magnifique.

Tout autant que ce grandiose musée vivant, les réunions de club méritent un pélerinage attentif. Avec en prime un plus immanquable : la discussion de vive voix, avec les propriétaires des autos exposées. Il n'y a rien qui ne fasse plus plaisir à un propriétaire de véhicule historique que quelques questions sympas sur l'objet de sa passion. Il est, en règle générale, un puit de connaissance sur tout ce qui a fait l'histoire sa voiture. Il a autant besoin de questions que vous de réponses. Parler, se dire, échanger, en vrai... comme avant. Essayez, vous m'en direz des nouvelles.

Le Mans Classic les 12 et 13 juillet. Voir ici la liste des engagés

09/03/2008

La presse découvre tardivement les nouvelles stars

 

Décidément, les mêmes causes produisent souvent les mêmes effets. Un petit parallèle s'impose. Lorsque Hamilton arrive en F1, les journalistes spécialisés qui connaissent le môme depuis ses titres en F3 savent qu'il y a là pépite. Lorsqu'il met les mains sur le volant McLaren, leurs papiers sont clairs. Ron Dennis a fait le bon choix. Je me souviens à ce moment-là avoir ressenti une grande lassitude en écoutant certains commentaires ou en lisant certains papiers de confrères fréquentant exclusivement, eux, les hautes sphères de la F1. Ils ignoraient tout ou presque des talents de Lewis. Les choses ont beaucoup changé depuis mais le môme a fait ce qu'il faut pour. On est passé de l'intérêt poli à la « Hamiltonmania ». JLM « addooore » Lewis (pas autant quand même que Michael).

En MotoGP, il se pourrait bien que ce soit la même chose. J'aime beaucoup Valentino Rossi, c'est sans doute l'un des plus grands champions de tous les temps. J'aime aussi le personnage q'uil faisait bon fréquenter il y a quelques années. Les temps ont changé. Valentino aussi. L'année passé il y a eut Casey Stoner. Son duel avec Rossi fut grandiose. On a dit que c'était la Ducati qui allait vraiment très vite. Le petit Australien, a beaucoup souffert de ce manque de reconnaissance. Capirossi lui, a abdiqué. Melandri pourrait bien faire de même cette année. Et puis voila l'arrivée de Jorge Lorenzo. L'Espagnol n'est pas un grand communiquant, plus sympa quand même que Pedrosa. L'an dernier au GP de France, j'ai passé un peu de temps avec lui pour un papier dans Ouest France Le "Chupa Chup boy" a tout du grand champion. Le boulot accompli, il redevient sympa et abordable. Samedi, au Qatar, sans dout un peu grâce aux Michelin mais surtout grâce à son talent, le Majorquin a "atomisé" son équipier Rossi himself. Jorge n'est pas n'importe qui, certains l'avaient oublié.

Tout comme James Toseland. le pianiste anglais est quand même le champion du monde sortant de Superbike. Une discipline que n'aime pas la Dorna évidemment. Pourtant, souvenons nous de l'arrivée tonitruante de Troy Bayliss dans l'Intercontinental Circus.


La semaine prochaine, je vous le donne en mille, les papiers vont fleurir sur Lorenzo, Toseland, De Angelis ou Dovizioso selon la tournure du GP du Qatar. C'est juste un peu gavant pour tous les mecs qui mettent gaz dans les autres disciplines que le MotoGP et qui souvent valent autant que les stars un peu fabriquées désormais.


Jean-Michel Leroy

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu