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21/02/2011

Les quelques nouveautés de la F1 en 2011

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Quelques nouveautés techniques

Pirelli. Les Italiens ont explosé la tire-lire. Tant pis pour le spectacle. Que j'aurais aimé un match franco-italo-japonais du côté des gommes ! A l'issue des premiers essais, il s'avère que les gommards italiens sont bien trop tendre et obligeraient les teams les plus performants à trois voire quatre arrêts ! Comment dit-on ''ridicule'' en italien ?

SREC. Pas simple. En fait, les législateurs ont opté pour un tout petit supplément d'énergie. Ils connaissent tellement les ingénieurs qu'ils ont dû réfreiner leur désir de mettre en oeuvre de nouvelles technologies. Aux dires de spécialistes, le gain de puissance (60 KW) se traduira pas un bénéfice de 0''3 à 0''7 secondes ! Les partisans du système sont légion. Les trois écuries les moins riches, elles, ne l'utiliseront pas!

Aérodynamisme. Finis les ailerons ''soufflés''. Place aux ailerons mobiles. Dans les bouts droits le pilote pourra ''couper'' en deux l'aileron arrière en séparant le profil principal et le flap. Pas bête et beaucoup plus simple à manoeuvrer que la ''bidouille'' soufflante sur l'aileron de 2010. Je vous passe les contraintes du réglement qui n'autorise l'utilisation de ce système que dans des cas bien précis.

 

Quelques nouveaux pilotes

arton27215.jpgDi Resta (Force India) : Enfin ! Pour avoir suivi il y a quelques années le duel Vettel-Di Resta en F3, je pestais de ne pas retrouver ces deux lascars en F1 au plus haut niveau. Allez, pour ne pas le cacher, j'en voulais un peu à l'ami Norbert Haug, la patron de Mercedes, de laisser le petit Paul dans un baquet de DTM. Même si je voue, pour des raisons toutes familiales, une belle admiration au championnat allemand, je ne comprenais surtout pas ce qui obligeait l'Ecossais à batailler avec des pilotes bien moins réputés qu'Hamilton ou Alonso. D'autant que sa place chez Mercedes était occupée par Schumacher. Je ne dirais pas que le vieux cuir est un peu tanné mais les résultats de 2010 ont démontré combien la jeunesse est insolente pour les idoles du passé. Paul di Resta, c'est de l'or en barre. Il ne sera pas dans la meilleure écurie mais je vous fiche mon billet que l'on en reparlera.

Pastor Maldonado (Williams) : Bon, il aura mis quatre ans avant de conquérir le titre en GP2. A 26 ans, le Vénézuélien est sans doute celui qui possède la plus grosse couverture ''financière'' (les pétro dollars de son pays). Pourtant, il est loin d'être un fils à papa puisque c'est son engagement politique qui a fait de lui l'ami de Chavez. Peut-être un peu opportuniste sans doute, Pastor devra se hisser au niveau de Barichello. Pas si simple, le vieux lion brésilien a toujours de belles griffes.

Sergio Perez (Sauber): Attention, ce Mexicain est rapide et efficace. En témoigne ses belles prestations en GP2 en 2010 après une terrible cabriole en à Monza.

Narain Karthikeyan (Hispania) : Entrevu pas très à son avantage chez Jordan en 2005, le pilote indien fait sont retour cher Hispania. On peut imaginer qu'il n'a aucune assurance pour l'intégralité de la saison 2011 puisque l'année dernière Colin Kolles, le sulfureux patron du team (il fut le dentiste de ... Causescu) avait utilisé quatre pilotes et leurs... chéquiers.

Jérôme d'Ambrosio (Marussia Virgin) : Suivi de près par Eric Boullier, le patron de Renault F1, d'Ambrosio fut un honnête animateur des pelotons de GP2. Il aura sans doute beaucoup de mal à faire avancer honnêtement la Virgin qui ne brilla pas vraiment en 2009.

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08/02/2011

Mon cher Robert

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Il y avait bien longtemps que je ne m'étais penché sur la Formule 1. Et que je ne m'étais épanché sur ce blog.

Mais c'est promis, j'y reviendrai bien plus souvent. Ne serait-ce que pour parler de mecs bien.

 Dans ce monde de brutes, tu sais que tu es, avec Sebastian Vettel, le seul pour qui j'ai de l'affection. C'est sans doute le privilège d'être un vieux journaliste qui m'autorise à porter quelque jugement sur ce qui fait homme. Pour avoir été un des premiers ''généralistes'' à avoir interviewé le jeune Allemand, je reste convaincu que ce môme est une drôle de météorite dans ce paysage si peu favorable à l'épanouissement de talent.

Montagny, Grosjean s'y sont ou s'y casseront les rêves. Sebastian et toi les ont totalement réalisés. Lui est champion du monde et toi tu es aujourd'hui sur un lit d'hôpital, le corps et l'âme brisés par ta passion.

Pourtant, je suis persuadé que nous te reverrons dans un baquet de F1. Pour connaître un peu la pâte dont sont faits les véritables champions, je sais que rien n'arrêtera ta motivation de retrouver le chemin du F1 Circus.

Je n'ai pas beaucoup aimé le retour de Flavio dans ton sillage. Décidément, celui-là ne doute de rien. Il est aussi convainquant qu'un Berlusconi jurant ses grands dieux à sa probité morale. Je me souviens quand même qu'il te refusa le volant de la Renault alors que tu avais survolé les World Series by Renault. Il fallut que BMW compte sur ton talent pour convaincre, enfin, les dirigeants du Losange. Il ya des choses comme ça difficiles à oublier. Je fais sans doute du mauvais esprit. Flavio est peut-être sincère. Lui non plus n'est plus tout jeune. Quelquefois, les déserts sont longs à traverser et peuvent changer les hommes.

Bon, passons sur ces''branle-panneau'' comme disait ma copine Martine et songeons à l'avenir. Un avenir qui forcément te rendra à ta passion. Oublions les fâcheux qui ne comprennent pas ce qu'une spéciale de rallye peut avoir d'arguments à faire valoir. J'ai bien aimé l'ami Lafitte qui te défend mordicus contre les censeurs et les donneurs de leçon.

Mon cher Robert, ne regrette rien, tu as fait ce qui te semblait juste. Ainsi est la vie, cette épreuve te rendra sûrment meilleur. Quoiqu'il advienne.

 

A bientôt et fais gaffe à toi

Amitiés

10/11/2009

La Formule 1, luxe et désertification

 

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Toyota, Honda, BMW, Bridgestone et bientôt Renault sans doute, la F1 voit ses grands argentiers s'échapper vers d'autres climats moins budgétivores. Bernie Ecclestone multiplie les visites diverses pour trouver d'autres appuis et d'autres alliances. Décidément, rien ne va plus dans ce monde fou fou fou de la F1 du troisième millénaire.

 

Certains ''communicants'' se sont fait des gorges chaudes du luxe étalé à Abu Dhabi. Infrastructures pharaoniques, marinas au pied du paddock, héliports aux quatre coins du circuit, et même luxe suprême salle de presse digne d'un Carlton ou d'un Negresco pour laudateurs du système.

Sans voir évidemment que, comme un symbole, ce circuit né de la rencontre des pétrodollars et des fantasme d'un vieil homme fatigué n'est que l'aboutissement d'une longue dérive à laquelle s'adonnent les responsables de la série depuis une trentaine d'année.

Un moment partenaires, puis otages, les constructeurs ont longtemps cautionné ce miroir aux alouettes. Il est vrai que la diffusion télévisuelle planétaire, la success story savamment élaborée et reprise en boucle par des zélateurs dévoués et formatés avait de quoi séduire le plus pointilleux des directeurs de la communication des grandes firmes engagées. L'apparente hyper technologie mise en oeuvre avait aussi de quoi séduire un monde avide de nouveautés et de progrès technologique.

C'était sans compter sur l'avidité de quelques petits bonshommes plus attachés à la hauteur de leur compte aux Iles Caïmans qu'à l'éthique sportive.

La Formule 1 des années à venir a du plomb dans l'aile. À force de s'exiler dans les déserts nimbés de pétroles, elle s'est isolée de son support populaire : les publics passionnés et heureux de participer une ou deux fois dans l'année à une immense fête de la pratique du pilotage à haute vitesse.

 

Des monuments qu'on assassine

 

Spa est dans les pires difficultés. Sous les efforts conjoints d'écolos un peu idiots mais surtout très petits-bourgeois, avides de leurs petits confort auditif et de dirigeants omnipotents, ce monument est aujourd'hui menacé. Francorchamps, c'est le plus beau circuit du monde, je peux l'affirmer haut et fort étant... manceau. Une F1 à l'Eau Rouge, aux Combes ou à Blanchimont, c'est le nec plus ultra des sports mécanique. Même si les protos de la Le Mans Serie ne sont pas mal non plus.

Silverstone se bat pour garder son label F1. La France n'a même plus de GP, la faute à une absence de suites princières au pied des salons VIP du circuit. La vieille Europe, peu à peu se voit retirer ses manches du championnat mondial. Parce que Bernie a trouvé de nouveaux amis.

Alors, après les Japonais, ce sont les constructeurs européens qui font la fine bouche. BMW a vite compris que des courses de ''caisses à portes'' étaient bien plus intéressantes pour son image de marque. Renault commence à faire ses comptes, les vrais cette fois. Il manque encore plus de vingt millions d'euros pour boucler 2010. Tout doucement, malgré des circuits en or massif, le plateau se rabougrit. On donne pas cher de l'avenir de USF1, de Campos ou même de Lotus, les artisans pressentis pour remplacer les constructeurs partants.

Michelin ne se précipite surtout pas pour revenir dans le grand cirque après la désertion de Bridgestone. Pirelli a émis une fin de non recevoir. On roulera peut-être en Khumo les prochaines années.

 

Alors, après avoir mis à mal un patrimoine extraordinaire, après avoir installé la F1 dans des paradis pétroliers, après avoir outrageusement exploité une fantastique mine de passion, Bernie et les siens s'en iront. Non sans laisser un paysage automobile et sportif sérieusement 'désertique''.

 

 

 

 

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11/01/2009

2009, l'année de tous les dangers

00_WinterTest_Peugeot908.jpgHonda jette l'éponge, Toyota s'interroge, Renault continue en 2009 mais hésite pour 2010, resteront seuls en piste les Allemands et les Italiens. BMW et Mercedes pour les constructeurs germaniques et Ferrari travaillent sur leur créneaux : la voiture à forte plus value. Pour les autres, les généralistes, la F1 devient peu à peu injouable. 
Subaru et Suzuki quittent le WRC. Rien de surprenant du côté de Suz, plus étonnant du côté de Subaru qui est là dans son coeur de cible. Citroën et Ford seront bien seuls.
Kawasaki stoppe son activité en MotoGP, Suzuki arrête le championnat du monde d'endurance, là encore, la crise sert de prétexte à une décision plus portée par le manque de performance des outils utilisés ou pire encore l'absence de retombées des championnats mondiaux en cause. L'endurance moto, superbe discipline ne vit médiatiquement que par les 24 Heures du Mans ou le Bol d'or.
Audi ne viendra qu'à Sebring et au Mans, Peugeot se cantonne à l'Europe, les série Le Mans étaient dans l'air du temps, la crise met du plomb dans l'aile à une formule pourtant spectaculaire et disputée. Peu de retombées presse là encore, manque de visibilité, les décideurs d'Ingolstadt ont sacrifié la LMS au profit des 24 Heures qui restent leur objectif annuel.

La crise a bon dos. Elle agit comme un révélateur. Elle masque en tout cas une situation critique qui n'est pas récente en sports mécaniques. C'est une constante, une loi qui malheureusement s'applique depuis des lustres à ces sports. Dès lors que les usines arrivent dans une formule, celle-ci devient très médiatique, (normal, les budgets pub suivent) une marque se met à dominer, les autres peu à peu quitte la série. A vaincre sans péril... Alors, lorsque la dernière usine quitte le navire, les rares privés qui restent prennent les miettes mais tout est à refaire, à reconstruire à repenser.

La balle est donc dans le camps des dirigeants. Un président dévalorisé, des structures décridibilisées, la FIA ne pèse plus grand chose en ce moment. Chacun tire à hue et à dia sans aucune vision globale. C'est le règne de la défense des intérêts de boutique alors qu'il n'y a plus grand monde dans la rue commerciale. Mosley veut sauver sa peau en présentant des formules toutes plus ubuesques les unes que les autres, il veut refaire le Champcar au niveau mondial, les managers des constructeurs tentent de sauver leur peau aux yeux de leurs dirigeants. Rien ne va plus très droit dans le monde de la compétition mécanisée.

Les aficionados attendent, redoutent, espèrent.  C'est beau la passion.

04/09/2008

La F1 m'énerve

J'avais décidé de me calmer. Quelques commissaires politiques, ayant découvert sur le tard le sport automobile, m'en veulent de ne pas respecter le ''gentleman agrement'' qui sévit dans le milieu. En clair, je ne suis pas dans les clous des différents services de communication. Alors, comme disent les cyclistes, on m'a mis dans la bordure. On m'a refusé quelques accès dans des lieux de presse. En plus de vingt ans d'exercice professionnel, c'était la première fois que cela m'arrivait. Alors, je me suis fâché et j'ai décidé de moins me consacrer à l'exercice libre et indépendant. En gros, j'ai été contraint de faire de l'alimentaire. Et à déserter un peu mon clavier. Mais on ne se refait plus. Alors, après réflexion, j'en ai encore mal à la tête, j'ai décidé de ne plus me faire intoxiquer par quelque carriériste sans vergogne. Alors, ce blog va devenir un peu plus ''border line''. Et je reprends l'initiative.

"Les trajectoires les plus belles sont celles que ne prennent pas les mauvais pilotes" disait un de mes bons amis. 

Dans ce monde un peu bizarre, il est un personnage qui devient de plus en plus pathétique. Je ne parle même pas de Max Mosley, mon pote Gilles Gaignault lui a tiré quelques costards sur son site ''www;gentlemendrivers.com''. Je ne veux pas tirer sur une ambulance, même si son propriétaire est un scabreux personnage. Non, je veux parler bien évidemment de mon excellent ''ami'' intime Bernie Ecclestone. Le petit bonhomme a fait un sacré chemin depuis qu'il a racheté Brabham. Faisons taire le 1473076425.jpgbruit qui courrait dans les paddocks et ailleurs, Bernie n'était pour rien dans l'attaque du train postal puisque les coupables ont été pincés. Pour plagier Edgard Morin, il est de bon ton de rester sur l'origine de la rumeur. Bernie n'est pas en effet arrivé d'un seul coup dans l'automobile. Il y fut un très mauvais pilote, un manager malheureux. Il y est devenu milliardaire. En s'associant à Ron Tauranac pour 100000 £, il démontra son extraordinaire capacité à profiter des aubaines. Tauranac était un constructeur de châssis avisé mais aussi un homme d'affaires bien moins performant. A peine arrivé dans l'entreprise en 1972, Bernie en prenait le contrôle et mettait à la porte l'ex boss. Depuis, l'homme a fait son chemin. Sa façon de gérer la F1 en a fait l'un des spectacles télévisuels les plus suivis et le plus ennuyeux du monde. Désormais, impossible de reconnaître à l'écran les circuits, ils sont tous dessinés par le même homme, impossible de vibrer lors d'un dépassement, impossible de découvrir de nouvelles avancés technologiques puisque tout y est désormais figé.

Depuis belle lurette, je ne suis allé sur un circuit de F1. Seul Spa m'intéresserait mais j'ai peur de la cohue de ces afficionados qui ne savent rien de mon sport. ''Vu à la télé'' suffit à leur bonheur. Quand aux journalistes qui fréquentent le ghotta, j'ai bien peur que leur tête les empêche de passer les portes. Comme si la'' Bernimania'' était contagieuse.

Alors, lorsqu'un jeune passionné me demande où il faut aller pour profiter du spectacle, je lui parle du Mans évidemment, je lui parle de rallyes,  et même de rallycross. Surtout pas de F1. Cela ne m'intéresse plus. Je viens quand même de vous en parler depuis un paquet de lignes...  A chacun ses contradictions.

 

 
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