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11/04/2010

8 Heures du Castellet : Audi annonce la couleur, Peugeot rate la marche

Premier rendez- vous de la saisonphototheque_2010_Castellet_034_.jpg sur un circuit varois rendu enfin à sa vraie vocation la course et le spectacle.  Quarante voitures au départ, un duel Audi-Peugeot prometteur, des bagarres à tous les étages, il n’en fallait pas plus pour faire revivre le Paul-Ricard.

 

On attendait un affrontement Audi –Peugeot, on resta sur notre faim pour l’essentiel de la course puisque rapidement, trop rapidement, l’Audi officierlle se retrouva très seule devant. Les premiers à souffrir furentd’ailleurs  Oreca. Avec en tête de liste Soheil  Ayari qui dès le 9e tour devait rentrer pour changer une roue après une crevaison. Peu de temps après, Neil Jani cassait une suspension  de sa Lola Rebellion en évitant une GT en vrac. Il perdait déjà tout espoir de rester au contact. Devant, ça s’expliquait chaudement entre McNish et Sarrazin avec un petit avantage pour l’Ecossais puisque Sarrazin perdait, juste un peu l’avant de sa monture. « Pneus froids, elle est partie très vite en sous virage. Le temps de revenir et Mc Nish s’était enfui. Mais après c’était bien puisque j’ai stabilisé l’écart à moins de 10 secondes » confiait Sarrazin. Durant le premier tour,  un moment seulement, Stefan Mücke avait fait la nique aux deux furieux qui, trop préoccupés par leur duel ne virent pas l’Allemand s’infiltrer à l’intérieur. L’Aston aux couleurs Gulf bouclait le premier tour en tête.  Il ne fallut pourtant que deux tours pour que les deux diesel reprennent leur bien.  Insensiblement, ce fut l’homme au tartan vert qui s’échappa. Pour le premier ravitaillement, les deux leaders rentrèrent ensemble. Pas de problème pour l’Audi. Cela se passa bien moins bien pour la 908. Un peu d’hésitation avant de rentrer la belle, ça n’allait pas fort du côté de la prise ‘’air jack’’ qui permet d’amener l’air pour hisser la voiture sur ses vérins. L’usine Peugeot la change systématiquement après une durée répertoriée. Chez Oreca, on a du faire l’impasse sur cette opération entretien. Il fallut près d’un quart d’heure aux techniciens d’Hugues de Chaunac pour refaire une santé à la Lionne. Devant, McNish, évidemment,  s’était fait la belle, douze tours devant Sarrazin. Personne ne revit le spider allemand.

L’Audi avait le champ libre. Ses deux pilotes surent en profiter. Malgré le travail titanesque de Lapierre, Panis et Sarrazin, la Peugeot ne put que limiter les dégâts. Sochaux à Sebring, Ingolstadt au Castellet , Audi 1- Peugeot 1, suite de l’affrontement,  à Spa les 6, 7 et 8 mai. Cette fois avec les effectifs au complet puisque les deux colosses y amèneront toutes leurs unités dans les Ardennes belges en avant-première  de 24 Heures du Mans sans doute fort prometteuses.

 

Des bagarres à tous les étages

Si en LMP1, la cause fut vite entendue, il en fut tout autre dans les deux autres catégories LMP2 et LMGT2. Passons sur l’unique voiture en LMGT1, la Saleen de Larbre Compétition qui ne fut pas vraiment gâtée par le sort puisque elle fut fortement handicapée au warm up par une collision avec une Formula Le Mans bien mal conduite.

En LMP2, la HPD du Strakka Racing, sans doute la plus efficace du lot, fut arrêtée au drapeau noir pour cause de capot baladeur, pas le meilleur moyen de contrer la rigoureuse marche en avant des deux Pescarolo de l’Oak Racing qui confirment ainsi leur solide réputation de robustesse.  Il aura fallu une charge terrible de Danny Watts pour que la japonaise reprenne la main sur un Richard Hein beaucoup plus gentleman que driver en ce dimanche dans le Var. La lutte fut permanente et finalement, c’est l’ancienne Acura qui l’emporta mais que  le combat fut rude puisque tout se joua dans le dernier relais.

En LM GT2 , là aussi on ne s’ennuya  guère. Si Pilet et Narac et leur Porche normande menèrent un instant les débats, cde furent les ex pilotes de F1, Alesi et Fisichella qui, sur une Ferrari évidemment bien conduite,  animèrent la catégorie. Bien assistés quand même par l’autre Porsche officielle, la Felbermayer de Lieb et Lietz.  Au final, ce fut cette dernière qui eut le dernier mot mais les hommes de la F1 se sont bien amusés.

 Le classement ici

1. LMP1 Audi R15 Team Joest Aln McNish, Dindo Capello les 8 Hueres à 221 km/h de moyenne.

2. LMP1 M Aston Martin Racing PRIMAT Harold/MUCKE Stefan/FERNANDEZ Adrian Lola - Aston Martin 8:00:40.654 261 5 L 188,665 1:44.572 - 5 199,361

3. LMP1 M Rebellion Racing BELICCHI Andrea/BOULLION Jean-Christophe/SMITH GLuoyla B10/60 - Rebellion 8:01:48.333 261 1:07.679 188,223 1:45.175 - 245 198,218

4. LMP1 M Team Oreca Matmut P ANIS Olivier/LAPIERRE Nicolas/SARRAZIN Stephane Peugeot 908 HDi-FAP 8:02:02.017 258 8 L 185,972 1:43.166 - 5 202,078

5. LMP1 D AIM Team Oreca Matmut A Y ARI Soheil/ANDRE Didier/DUVAL Loic Oreca 01 - AIM 8:02:10.496 258 0:08.479 185,917 1:44.425 - 238 199,642

6. LMP1 D Signature Plus RAGUES Pierre/MAILLEUX Franck/ICKX Vanina Lola - Aston Martin 8:01:22.070 256 10 L 184,785 1:45.417 - 3 197,763

7. LMP2 M Strakka Racing LEVENTIS Nick/WATTS Danny/KANE Jonny HPD ARX-01c 8:00:36.949 250 16 L 180,737 1:46.590 - 183 195,587

8.  LMP2 D OAK Racing MOREAU Guillaume/HEIN Richard Pescarolo - Judd 8:01:10.441 250 0:33.492 180,527 1:49.453 - 188 190,471

9.  LMP2 D RML ERDOS Tommy/NEWTON Mike/WALLACE Andy Lola HPD Coupe 8:00:40.855 249 17 L 179,990 1:49.396 - 3 190,570

10. LMP2 D OAK Racing LAHAYE Mathieu/NICOLET Jacques Pescarolo - Judd 8:01:20.769 249 0:39.914 179,741 1:50.078 - 136 189,389

11. LMP1 M Rebellion Racing PROST Nicolas/JANI Neel Lola B10/60 - Rebellion 8:00:52.894 248 18 L 179,192 1:45.021 - 192 198,509

12. LMP2 D Team Bruichladdich OJJEH Karim/GREAVES Tim/EBBESVIK Thor-ChristianGinetta-Zytek 09S 8:01:41.503 248 0:48.609 178,891 1:49.463 - 4 190,453

13. LMP2 P Racing Box GERI Ferdinando/PICCINI Andrea/PICCINI Giacomo Lola Coupe B09 - Judd 8:01:11.789 246 20 L 177,630 1:50.445 - 197 188,760

14. LMP1 D Beechdean Mansell MANSELL Nigel/MANSELL Leo/MANSELL Greg Ginetta-Zytek 09S 8:00:37.047 243 23 L 175,676 1:46.647 - 180 195,482

15. FLM M Applewood Seven TOULEMONDE Damien/ZOLLINGER David/ZAMPATTI RoFsLsM - Oreca - 09 8:01:32.842 237 29 L 171,007 1:55.209 - 197 180,955

11/01/2009

2009, l'année de tous les dangers

00_WinterTest_Peugeot908.jpgHonda jette l'éponge, Toyota s'interroge, Renault continue en 2009 mais hésite pour 2010, resteront seuls en piste les Allemands et les Italiens. BMW et Mercedes pour les constructeurs germaniques et Ferrari travaillent sur leur créneaux : la voiture à forte plus value. Pour les autres, les généralistes, la F1 devient peu à peu injouable. 
Subaru et Suzuki quittent le WRC. Rien de surprenant du côté de Suz, plus étonnant du côté de Subaru qui est là dans son coeur de cible. Citroën et Ford seront bien seuls.
Kawasaki stoppe son activité en MotoGP, Suzuki arrête le championnat du monde d'endurance, là encore, la crise sert de prétexte à une décision plus portée par le manque de performance des outils utilisés ou pire encore l'absence de retombées des championnats mondiaux en cause. L'endurance moto, superbe discipline ne vit médiatiquement que par les 24 Heures du Mans ou le Bol d'or.
Audi ne viendra qu'à Sebring et au Mans, Peugeot se cantonne à l'Europe, les série Le Mans étaient dans l'air du temps, la crise met du plomb dans l'aile à une formule pourtant spectaculaire et disputée. Peu de retombées presse là encore, manque de visibilité, les décideurs d'Ingolstadt ont sacrifié la LMS au profit des 24 Heures qui restent leur objectif annuel.

La crise a bon dos. Elle agit comme un révélateur. Elle masque en tout cas une situation critique qui n'est pas récente en sports mécaniques. C'est une constante, une loi qui malheureusement s'applique depuis des lustres à ces sports. Dès lors que les usines arrivent dans une formule, celle-ci devient très médiatique, (normal, les budgets pub suivent) une marque se met à dominer, les autres peu à peu quitte la série. A vaincre sans péril... Alors, lorsque la dernière usine quitte le navire, les rares privés qui restent prennent les miettes mais tout est à refaire, à reconstruire à repenser.

La balle est donc dans le camps des dirigeants. Un président dévalorisé, des structures décridibilisées, la FIA ne pèse plus grand chose en ce moment. Chacun tire à hue et à dia sans aucune vision globale. C'est le règne de la défense des intérêts de boutique alors qu'il n'y a plus grand monde dans la rue commerciale. Mosley veut sauver sa peau en présentant des formules toutes plus ubuesques les unes que les autres, il veut refaire le Champcar au niveau mondial, les managers des constructeurs tentent de sauver leur peau aux yeux de leurs dirigeants. Rien ne va plus très droit dans le monde de la compétition mécanisée.

Les aficionados attendent, redoutent, espèrent.  C'est beau la passion.

23/03/2008

Kimi Raïkkonen en patron, Massa perd gros, Todt rêve à la FIA

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Un petit sourire esquissé avant le podium, c'est dire la joie intense du champion du monde à l'issue d'un Grand Prix de Malaisie qu'il aura maîtrisé du début à la fin. Avec en prime une passe d'arme dès le départ avec son équipier Felipe Massa qui perd sans doute beaucoup sur ce coup-là. Le Brésilien un peu moins bien parti que le Finlandais a montré une grosse détermination lors de la première courbe. A ce moment s'est sans doute joué une drôle de partie. Il était question tout simplement du leadership chez Ferrari. La belle unité qui fait affiche chez les Rouges n'est que de facade, on le sait bien. Massa avait les faveurs de Jean Todt, il en est tout autrement maintenant depuis que le Français a "officiellement" démissionné de ses fonctions au comité executif de la Scuderia. Raïkkonen, sagement s'est calé dans la roue du petit Sud Americain. Il savait l'ordre que des ravitaillements lui était favorable. Lorsque Massa s'est arrêté, Kimi, comme Schumacher en son temps a haussé la cadence, ravito parfait et c'en était finit des chances du petit Felipe. Qui partait d'ailleurs ensuite irrémédiablement à la faute. Le champion du monde en titre a frappé un grand coup hier. Il a impressionné tous les observateurs, il a sans porté un grand coup au moral de son principal rival : Felipe Massa.

Désormais, le champion du monde a repris possession de son bien, une authentique place de premier pilote chez Ferrari. Nicolas Todt aura vécu un bien mauvais week end. Massa remis à sa place par le Finlandais, Bourdais dans les graviers dès le premier tour, il y a des moments  difficiles dans la vie d'un agent de pilotes. Son père, lui, commence à rêver doucement à une très belle place, celle de Max Mosley à la présidence de la FIA.

C'est en tout cas l'avis de nos confrères de http://www.autosport.com/news/report.php/id/66029

21/03/2008

Les deux séances d'essais libres du GP de Malaisie

 

Hamilton domine, Vettel impressionne, Piquet se rattrape, et Bourdais est dans les soucis. C'est reparti pour une nouveau Grand Prix prometteur en Malaisie cette fois.

 

Grosse sortie de Coulthard lors de cette première séance d'essais libre à Sepang. Les commissaires de la FIA ont même convoqué les responsables techniques de Red Bul. C'est une suspension avant qui a cédé. On se souvient que celle-ci avait été endommagée lors de la sortie de l'Ecossais à Melbourne. Il n'a pas participé à la seconde séance.

Mauvais temps pour Red Bull et Toro Rosso puisque les ennuis se sont abattus sur les deux team cousins. Webber a été arrêté 20 minutes par un souci moteur. Vettel lui sortait dans les graviers mais réalisait un extraordinaire 5e temps lors de la seconde séance tandis que Sébastien Bourdais cassait son moteur dès le premier tour de la seconde session !

Rien de définitif encore mais il semble que Sepang puisse être une belle séance de rattrapage pour Button, 4e lors de la 2e séance, Piquet, enfin au niveau d'Alonso et Fisichella qui rentre dans le Top 10.

Massa et Raïkkonen n'ont rien pu faire contre Hamilton. Pour l'instant.

 

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25/02/2008

Hamilton devant, Schumacher dans l'allure

Il a fallu attendre le début de l'après midi pour que la piste s'assèche à Barcelone lors de ces ultimes séances d'essais avant l'embarquement vers l'Australie. La hiérarchie a été globalement respectée avec Hamilton devant Raikkonen à une poignée de centièmes. Mais la sensation est venu du troisième temps de Michael Schumacher. Le retraité se porte bien merci puisqu'il termine à seulement un dixième du champion du monde 2007.

Derrière, Nakajima confirme la bonne santé des Williams alors qu'Alonso est désormais à 8 dixièmes de la plus rapide des McLaren.

Belle performance de Sutil qui place la toute nouvelle Force India en bonne position. Mike Gascoyne a fait du bon travail.

Ca ne s'arrange pas pour les deux Honda reléguées en fin de feuille des temps.

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1.  Hamilton      McLaren-Mercedes      1:22.276   78 tours
2.  Raikkonen     Ferrari              1:22.319   82
3.  M.Schumacher  Ferrari               1:22.428   83
4.  Nakajima      Williams-Toyota       1:22.724   54
5.  Kovalainen    McLaren-Mercedes      1:22.852   71
6.  Rosberg       Williams-Toyota       1:22.974  108
7.  Alonso        Renault               1:23.021   79
8.  Heidfeld      BMW-Sauber            1:23.075   75
9.  Webber        Red Bull-Renault       1:23.091   62
10.  Vettel        Toro Rosso-Ferrari     1:23.115   71
11.  Sutil         Force India-Ferrari   1:23.188   95
12.  Klien         BMW-Sauber            1:23.239   43
13.  Liuzzi        Force India-Ferrari    1:23.270   70
14.  Piquet        Renault                1:23.442   42
15.  Glock         Toyota                 1:23.609   86
16.  Kobayashi     Toyota                1:23.880   29
17.  Barrichello   Honda                  1:24.460  115
18.  Wurz          Honda                 1:24.667  109
19.  Coulthard     Red Bull-Renault       1:24.826   25

 
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