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09/05/2010

1000 Kilomètres de Spa Francorchamps

                                                             METEO FRANCE 1, METEO ALLEMAGNE 0

 

 

 

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Bon, j’aurais pu vous raconter en long en large, peut-être en travers cette course des 1000 Kilomètres, pardon, des six heures de Spa Francorchamps.  Mais d’autres le font bien mieux que moi. Comme mes potes sur

  http://www.endurance-info.com/version2/actualite-discipline-33.html 

des as du compte rendu et des photos qui causent. Allez sur leur site. Il est tip top.  J’aurais évidemment pu, tranquillement vous faire revivre la magnifique bagarre qui a opposé nos Peugeot nationales aux rudes Audi teutonnes. Mais à l’heure où vous lirez ces lignes, avec la télé, avec le net, avec tout le tintouin médiatique vous saurez déjà tout ou presque  sur ce qui restera sans doute comme une des courses les plus animées depuis que la série LMS existe.

Donc j’ai décidé, comme ça, dans mon petit coin de vous livre plutôt des impressions assez personnelles. D’accord ça ne fait pas trop journaliste de parler de soi mais l’heure de la retraite arrive je change un peu d’angle comme on dit dans le métier. De toute façon, vu la quantité de gugusses qui envahissent les salles de presse sans avoir jamais vu de près une rédaction, une carte de presse ou un rédac- chef entre les quatre yeux, il n’est plus  tellement utile de se morfondre avec des précautions déontologiques.

Vu le nombre de photographes présents, la presse sera sans doute inondée de clichés de Peugeot 908, d’Audi R15 ou de Ford GT. J’ose du moins l’espérer

Bon j’avais promis mes impressions.  En voilà une : la météo française est bien plus précise que la météo allemande. Ce qui  éclaire mon titre un peu obscur. Je m’explique : mon pote Guy travaille pour Météo France, partenaire technique de Peugeot. Lorsque la pluie est arrivée une nouvelle fois, en fin de course, les ingénieurs responsables des trois Peugeot lui ont demandé qui que quoi. « J’ai regardé le vent, le relief, l’intensité des nuages… et j’ai émis un avis. Pluie pas très dense, accalmie rapide. » Forts de cette prévision, le staff a alors décidé de rester en pneus  slicks. «Je l’avoue, je n’en menais quand  même pas large… » Son collègue allemand, lui jouait la grosse ‘’drache’’. Tout faux, Kristensen s’en souviendra longtemps puisque non seulement il ne put jamais revenir sur le leader mais en plus il s’est fait bouffer lui et ses pneus intermédiaires, par un Stéphane Sarrazin des grands jours.  En résumé, si t’as pas une bonne grenouille à Spa, tu vois les Peugeot te passer devant.

Une autre humeur ? Forcément cette panne électrique qui  contraignait la direction de course à suspendre les hostilités pendant plus d’une demi-heure. Panne générale sur le secteur nous a- t’on dit. « Je souhaite quand même que l’organisateur puisse rapidement payer sa note » ironisait Tom Kristensen qui avouait, avec Capello, « ne jamais avoir connu ça en 20 ans de carrière ». Décidément, après les cendres du volcan qui paralyse un continent voici la panne d’électricité qui arrête une course automobile. OK, pour raison de sécurité puisque toutes les liaisons étaient paralysées mais quand même… les plus anciens émettaient un ricanement que j’ai évidemment partagé avec eux.

Allez, une petite dernière. Lors du premier pace car, McNish rentre aux stands pour ravitailler. « Cette stratégie nous a surpris confiait Olivier Quesnel, le big boss de Peugeot. Nous avions vu qu’elle était pénalisante puisque elle obligeait à reprendre la piste derrière le second pace car. » Pourtant l’Ecossais repartait des stands  très rapidement et pouvait ainsi faire la nique aux Lionnes. « Nous sommes allés  demander des explications à la direction de course, on nous a répondu que le préposé au feu rouge s’était trompé de bouton… » La fameuse histoire du fil rouge avec le fil rouge. « On nous a même parlé de la main de Thierry Henry » ajoutait un Quesnel un peu ulcéré quand même par cette explication quelque peu irresponsable lorsqu’on joue avec des vies et quelques millions d’euros.

 

Une course magnifique néanmoins, des pilotes et des voitures au top le tout géré malheureusement par quelques amateurs un peu légers quand du côté de l’organisation.

Tiens, je crois que je ne vais me faire que des amis.

 

 A suivre…

 

 

08/05/2010

1000 Kilomètres de Spa : Grosse explication Peugeot-Audi dans les Ardennes

Spa 2010 essais libre sCM.JPGDeuxième épreuve de la Le Mans Serie 2010, Spa verra une explication de texte entre Peugeot et Audi. Quatre908 pour Sochaux, trois R15 + pour Ingolstadt, ça va barder dans les Ardennes.

C’est sans doute l’un des plus beaux circuits du monde. Alors, pensez donc, quand il fait un temps de chien, c’est somme toute assez  fréquent dans cette partie de la Belgique, Spa-Francorchamps prend des allures de film à la Tim Burton. Un tracé qui s’infiltre plus qu’il s’impose entre des grands sapins foncés, des limbes de brume tenace qui s’accrochent comme si elles tenaient, elles-aussi à être du spectacle, des spectateurs transis emmitouflés comme un jour de Toussaint. On est bien loin du Castellet, de son luxe ecclestonien et de son soleil provençal . C’est sans doute ce qui fait le charme de l’endurance, cette absence de formatage des circuits.

Spa, Le Mans, Silverstone trois monuments de la discipline permettent de faire le lien avec les grandes heures du championnat du monde d’endurance de jadis. Lorsque Matra, Porsche, Ford ou Ferrari s’empoignaient des heures durant aux quatre coins de la planète. Désormais manque évidemment le Nürburgring et ses toboggans meurtriers des années soixante-dix, le nouveau circuit est d’une fadeur horripilante. Manque aussi Monza et sa Curva Grande, vestige d’un autodrome monumental. Pour le reste, on fait dans la nouveauté avec la Hongrie, le Portugal. Ce dimanche dans les Ardennes belges, Peugeot et Audi avant même la course joue un drôle de jeu. « On est là pour se mettre dans l’ambiance de la course. Inutile de casser une voiture avant Le Mans » Bruno Famin, le patron technique des Lionnes y allait quand même un peu de sa langue de bois. Le discours officiel de Sochaux était donc bien étrange pour des compétiteurs. « Il faut se souvenir de ce qui s’était passé la saison dernière où nous avions dû faire travailler les techniciens jour et nuit pour réparer une coque endommagée. » La consigne est claire bien entendu. Hors de question de se frictionner. Pourtant, dès les essais libres, trois Peugeot devant et les Audi un peu en retrait, le ton est monté d’un cran. « Audi s’est offert un tour supplémentaire après le baisser du drapeau » remarquait mi amusé mi titillé un Olivier Quesnel très à cheval sur les petits dérapages de son ami Wolfgang Ullrich. Stéphane Sarrazin prévoyait un départ chaud chaud. « Si McNish est là, à la Source et au Raidillon, ça va être coton. »

Tout est en place pour un drôle de drame. Bien étonnant que dès le tomber du drapeau, tout un chacun reste dans ses consignes de prudence.

 

 

27/09/2009

L'Endurance américaine coule sous les trombes d'eau

peugeot0926-main4.jpg

 

Un tête à queue de McNish sous safety car et une belle stratégie de la gestions des véhicules de sécurité ont permis à Peugeot d'empocher la mise au Petit Le Mans. La course devait durer dix heures, elle fut interrompue au drapeau rouge au bout de 4h45. Un gros orage s'est abattu sur la Georgie et si la neutralisation de la course était logique, son arrêt peut surprendre.

En Europe, depuis quelques années, Daniel Poissenot, le directeur de course des 24 Heures et des courses de LMS a pour principe de faire sortir le safety car lorsque les conditions de courses deviennent aléatoires. À juste raison, il installe la course dans une période de neutralisation. On a connu telle situation il y a deux années au Mans. À Road Atlanta samedi, la configuration du circuit a contraint les patrons de la course à la faire cesser. Des rigoles d'eau ruinaient littéralement le circuit, installé dans une cuvette. Pas d'écoulement, un revêtement incapable de digérer les averses, la tradition US était respectée : on ne court pas sous la pluie.

Pas un seul circuit américain n'est en effet capable de permettre aux pilotes de s'en tirer à bon compte lorsque surviennent les intempéries. Héritier du sport auto US des années soixante, les tracés sont devenus caduques. À Road Atlanta, les murs de ciment sont quelquefois protégés par des empilements assez improbables de pneumatiques. Grosso modo, c'est ce que l'on avait en Europe il y a une trentaine d'années. Passons sur les stands, inexistants, contraignant les concurrents à aller ''mécaniquer'' dans les paddocks, passons sur une gestion assez approximative des véhicules de sécurité que l'on retrouve sur le circuit pour aller ramasser une pièce, passons sur la signalisation d'un autre âge, passons aussi sur le faible nombre de commissaires, toutes ces lacunes grèvent immanquablement notre rêve américain.

L'Europe possèdent sans doute les plus intéressantes infrastructures automobiles. Le Nouveau Continent , lui, a accumulé un retard conséquent.

La faute sans doute à une organisation très ''ultra libérale'' de la discipline aux States. Quelques promoteurs privés se partagent les séries et les circuits et pas une collectivité locale ne vient supporter les nécessaires modernisations. Seules les ovales (en encore) bénéficient des attentions de leurs gestionnaires et en ce qui concerne les circuits routiers, la situation est préoccupante. Road Atlanta, propriété de Don Panoz, n'a pas bougé depuis plus de dix ans. Les hotels sont modernes et luxueux, le golf aussi. C'est un choix de gestion. Laguna Seca n'est pas on plus un chef d'oeuvre de modernité, Sebring serait caduque en Europe et la multitude de petits circuits disséminés aux quatre coins des États tirent leurs ficelles par les deux bouts. Le ciment y remplace souvent le macadam, les rails sont installés à la va-comme-je-te-pousse et la sécurité y est plus qu'aléatoire. L'ALMS fait illusion mais ses théâtres sont indignes du prestige internationale d'une telle série

Dimanche, en Georgie, Peugeot a gagné. L'histoire ne retiendra sans doute que cela. Il y a fort à parier pourtant que le Lion hésitera encore plus à aller courir en ALMS.

 

 

01/04/2008

Oreca présente sa nouvelle LMP1

 

 

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Dans les ateliers Courage au Mans, Hugues de Chaunac et Oreca ont présenté la nouvelle Courage-Oreca LC 70. Beaucoup de travail aéro a été effectué sur la voiture avec notamment une optimisation du travail de l'avant et un tout nouveau capot arrière assez différent de celui de l'ancienne LC 70. Le patron d'Oreca a aussi communiqué ses équipages pour 2008. Olivie Panis-Nicolas Lapierre sur une voiture, Stéphane Ortelli-Soheil Ayari sur l'autre pour le programme LMS. Loïc Duval et Laurent Groppi complèteront ces deux paires pour les 24 Heures.  Avec une déco très inspirée de Mondrian les deux voitures sont superbes

16/02/2008

Villeneuve en panne de... sponsor

Jacques Villeneuve a au moins une certitude cette saison, celle de faire les 24 Heures au volant d'une Peugeot 908.  Il sera associé à Marc Gené et à Nicolas Minassian. Il n'a pas pu se rendre à la présentation et c'est par message enregistré qu'il salua les journalistes présents. 

Par contre, côté Nascar, ça ne va pas fort pour l'ami Jacques. Il n'a pas trouvé les sponsors escomptés et Bill Davis, le propriétaire de son team n'est surtout pas un mécène. "Nous aimons la façon dont il conduit, nous l'aimons en tant que personne. Il peut gagner. Mais nous ne pouvons pas nous permettre de dépenser des millions de dollars pour continuer." 

De plus, la récente sortie de pise lors de la qualification pour la course de Nascar Sprint à Daytona n'a surtout pas facilité les choses. Jacques et Graig Pollock comptaient sur cette première sortie pour 5a82dfb91c6a7add1e47dac3b3dee701.jpgséduire un sponsor.

 

d'après autosport.com

 
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